DPI : choisir un enfant conforme ?

Publié le : 22 décembre 2020

Au Michigan, Emily Aldrich vient de donner naissance à un petit garçon, Charlie, qu’elle est heureuse d’avoir « protégé contre certains types de cancer ».

La mère et la tante d’Emily ayant eu un cancer du sein, les médecins lui ont recommandé, ainsi qu’à ses frères et sœurs, de subir un test génétique « pour savoir s’ils étaient porteurs du même gène responsable de ce cancer ». Elle découvre alors qu’elle n’est pas porteuse de la mutation du gène BRCA en cause, mais d’une autre, CDHI, « qui prédispose au cancer de l’estomac et du sein ». Suite à ce résultat, elle décide de subir une ablation de l’estomac.

Comme elle ne veut pas transmettre le gène incriminé à ses enfants, elle se rend au Centre de Fertilité de Grand Rapids où plusieurs embryons sont fabriqués par fécondation in vitro (cf. Jacques Testart : L’eugénisme libéral, un « eugénisme de marché »). Un dépistage préimplantatoire est alors pratiqué sur les embryons en vue de sélectionner ceux qui sont « sains ». Les embryons sont cultivés pendant cinq à six jours explique le Dr Mili Thakur, après quoi, plusieurs cellules leur sont prélevées et analysées.

Après le transfert d’un embryon « sain », Charlie est né en octobre (cf. Bébé parfait, eugénisme, transhumanisme : l’enchainement). « Il n’aura jamais besoin de se faire enlever l’estomac à cause, au moins, de ce genre de cancer de l’estomac », se félicite sa maman. « Il lui reste encore deux embryons qu’elle espère utiliser à l’avenir. »

Source : Fox, Janice Allen (21/12/2020)

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