Don d’organes et prévention routière

Publié le : 1 février 2011

L’Espagne, leader mondial du don d’organes depuis maintenant dix neuf ans, voit depuis sa nouvelle loi de 2005 sur la sécurité routière, son nombre de donneurs accidentés de la route diminuer. Ces donneurs qui représentaient 20 % du total des dons d’organes en 2003 n’en représentent plus que 5,7 % aujourd’hui. A cela s’ajoute la baisse des accidents de travail et l’amélioration des traitements des maladies cardio-vasculaire, ainsi que le phénomène grandissant des rejets de dons pour cause de raisons religieuses (notamment dans les communautés musulmanes et asiatiques). Tout cela augmente les listes d’attentes de greffes et les risques de décès.

Pour remédier à cette baisse de don d’organes, l’ONT (Organisation Nationale des greffes espagnoles) a récemment signé une convention de formation des professionnels aux particularités de chaque religion, et cherche à stimuler les dons du vivant en élargissant le champ des donneurs au-delà du cercle strictement familial. En 2011, la première autorisation de prélèvement d’organe sur donneur vivant non apparenté au malade a été accordée.

L’Espagne reste malgré tout numéro un en Europe avec 32 donneurs par million d’habitants contre une moyenne de 18,3 en 2010 .

Le Monde (Sandrine Morel) 29 /01/11

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