Des discussions autour des questions de bioéthique

Publié le : 5 mars 2009

Le quotidien La Croix revient sur les débats qui sont actuellement organisés un peu partout en France dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique.

A Crest, dans la Drôme, une soirée vient d’être organisée sur ce sujet, en présence du cardinal Philippe Barbarin, de politiques comme Hervé Mariton, député de la Drôme, de personnalités comme Sadek Beloucif, président du conseil d’orientation de l’Agence de la biomédecine et membre du comité de pilotage des Etats généraux, et de médecins comme Régis Aubry, responsable du département douleur et soins palliatifs du CHU de Besançon ou Louis Puybasset, chef du service anesthésie-réanimation de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). A cette occasion, Hervé Mariton s’est demandé si l’on devait favoriser une certaine "exception française" alors que s’exerce la pression "d’une espèce de bon sens influencé par la comparaison internationale", avec des choix plus libéraux. Louis Puybasset de son côté  a rappelé que "la médecine ne fait sens que si elle est morale".

Si, pour Sadek Beloucif, cette consultation est "l’occasion d’essayer de s’affranchir de la dictature du comment, purement technique, pour aller vers le pourquoi", un participant dans la salle a rappelé que "la loi doit nous protéger d’avancées scientifiques qui pourraient conduire nos sociétés vers un moindre bien être, et qui nous perturbent dans notre philosophie".

Le cardinal Barbarin a rappelé que l’Eglise plaidait pour "un encouragement aux progrès de la science, et la nécessité d’un discernement social dans l’utilisation de tous ces progrès, pour le bien des individus et pour le bien commun" et a prévenu que "notre conscience est au dessus de la loi, et tout ce qui est légal n’est pas forcément moral".

Par ailleurs, les 300 rabbins d’Europe et d’Israël étaient réunis hier en séminaire à Paris pour échanger notamment sur les questions de la bioéthique. Les rabbins ont souligné l’importance de proposer "une réponse à la fois pragmatique et éthique à une souffrance personnelle", qui puisse concilier le sens de l’humain et la fidélité aux textes religieux. L’un des rabbins a déploré une médecine souvent "déconnectée de valeurs humaines et de la foi". Selon le grand rabbin de Paris, la réflexion bioéthique pourrait susciter des "points de convergence entre chrétiens et juifs", citant l’exemple d’un texte commun sur la question de la fin de vie signé  conjointement avec le cardinal André Vingt-Trois.

La Croix (Bénévent Tosseri - François-Xavier Maigre) 05/03/09

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