Décider de la réanimation des très grands prématurés

Publié le 17 Avr, 2008

Une équipe du réseau américain de recherche néonatale du National Institute of Child Health and Human Development (NICHD) a identifié quatre facteurs supplémentaires afin de mieux estimer la probabilité de survie et de handicap pour accompagner la décision de réanimation des très grands prématurés (nés avant 27 semaines d’aménorrhée). Il s’agit du sexe féminin, de l’exposition à la corticothérapie anténatale, de la naissance unique et du poids de naissance. Selon l’étude menée par cette équipe du NICHD, chacun de ces facteurs est associé à des bénéfices similaires à ceux d’une semaine de plus d’âge gestationnel.

"La plupart des unités de réanimation néonatale fondent leurs décisions thérapeutiques principalement sur l’âge gestationnel. Nous avons constaté qu’il est beaucoup plus juste d’estimer la probabilité du décès ou de handicap sur la base de la combinaison de cinq facteurs, plutôt que sur l’âge gestationnel seulement", explique le Dr Rosemary Higgins, co-signatare de l’étude. Un outil a été mis en place sur www.nih.gov/neonatalestimates afin d’aider les médecins et les familles à "prendre la meilleure décision thérapeutique possible".

Rappelons que, jusqu’à aujourd’hui, dans la plupart des cas, les enfants nés au cours de la 25ème semaine de grossesse étaient presque systématiquement réanimés ; ceux nés entre la 23ème et 24ème pouvaient être réanimés, avec le consentement des parents et ceux nés au cours de la 22ème semaine bénéficiaient plutôt de soins de confort.

Le Quotidien du Médecin (Dr Véronique Nguyen) 17/04/08

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