Débat autour du clonage

Publié le : 14 mars 2002

L’Institut français de Varsovie organisait le 1er mars, un colloque sur le thème du clonage. Deux spécialistes : Magdalena Fikus, chercheuse à l’Institut de biochimie et de biophysique de l’Académie polonaise des sciences ainsi qu’Axel Kahn confrontaient leurs points de vue.

Pour Magdalena Kikus, la méthode du  clonage reproductif n’est pas en soi « un interdit absolu » mais elle souhaite la mise en place d’un code fixant des critères. Elle n’est pas non plus opposé au clonage thérapeutique même si elle préfère le recours aux cellules souches embryonnaires provenant des embryons surnuméraires.

Axel Kahn, en revanche a rappelé qu’il était opposé au clonage reproductif. A ses yeux,  le seul critère qui vaille est celui de l’altérité, principe de la reproduction sexuée. Il a souligné également que le clonage thérapeutique n’en n’était qu’à ses balbutiements et que ses perspectives n’étaient encore que « fantasmagoriques« . Il a en revanche rappelé ses craintes quant aux dérives entre clonage thérapeutique et reproductif. Enfin concernant les embryons surnuméraires, il estime que ce sont « l’équivalent d’une personne morte » dont on utiliserait les organes pour sauver une personne vivante.

Enfin, pour le professeur Wlodzimiers Zagorski-Ostoja, directeur de  l’Institut de biochimie et de biophysique de l’Académie des sciences, le monde n’a pas besoin de nouvelles méthodes de reproduction et le clonage est surtout pour lui l’expression d’un narcissisme.
Dans ce pays, chargée d’une histoire douloureuse « ce grand dilemme moral » est l’un des plus grands défis du postcommunisme.

<p>Libération (Corinne Bensimon) 14/03/02 - Sciences et avenir 14/03/02 - La Croix 15/03/02 - Le Figaro (Marc Mennessier) 16/03/02</p>

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