Concilier la science et l’éthique

Publié le : 3 décembre 2009

Le magazine Valeurs Actuelles consacre une interview à Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune et auteur de l’ouvrage "Nascituri te salutant !" La crise de conscience bioéthique (Ed. Salvator) (cf. Synthèse presse du 19/11/09). Dans cet ouvrage, Jean-Marie Le Méné demande aux parlementaires de concilier la science et l’éthique.

Interrogé sur l’annonce faite la semaine dernière par une équipe de chercheurs américains qui ont réussi à améliorer les capacités cognitives de souris atteintes de trisomie 21 (cf. Synthèse de presse du 19/11/09), Jean-Marie Le Méné estime que c’est "une nouvelle très positive". "On reconnait désormais que cette pathologie n’est pas incurable et qu’il est utile de consacrer du temps et de l’argent à la recherche sur la trisomie 21. Un fatalisme a été rompu !", ajoute-t-il.

Il dénonce ensuite l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui envisage d’étendre le diagnostic préimplantatoire (DPI) à la trisomie 21 (cf. Synthèse de presse du 17/11/09).

Dans son livre "Nascituri te salutant!" La crise de la conscience bioéthique, Jean-Marie Le Méné dénonce la mise en place d’un "eugénisme d’Etat". Il rappelle que le Pr Jean-François Mattéi, ancien ministre de la Santé avait déjà affirmé qu’"il existe bel et bien en France un eugénisme de masse". Le Pr Didier Sicard, ancien président du CCNE avait lui aussi dénoncé les conséquences d’un dépistage devenu quasiment obligatoire qui renvoie "à une perspective terrifiante, celle de l’éradication". Et Jean-Marie Le Méné d’expliquer que l’eugénisme de masse engendré par le diagnostic prénatal de la trisomie 21 est la conséquence d’un choix collectif de l’Etat qui entraîne des choix individuels dont les parents et les enfants sont victimes.

Enfin, interrogé sur l’annonce de la création d’un épiderme à partir de cellules souches embryonnaires humaines chez la souris (cf. Synthèse de presse du 23/11/09), Jean-Marie Le Méné précise qu’"il n’est pas nécessaire de recourir aux cellules embryonnaires pour faire progresser la médecine". Il revient sur les interventions faites au Congrès coorganisé à Monaco sur les cellules souches et la médecine régénérative (Cf. Synthèse de presse du 26/11/09 ). Il cite notamment les travaux du professeur John Wagner qui a présenté des résultats de traitement très encourageants pour des malades atteints d’épidermolyse bulleuse à partir de cellules souches adultes. Il a guéri cinq enfants (Cf. Synthèse de presse du 01/12/09).

Et de rappeler enfin que les travaux sur les cellules souches adultes ou de sang de cordon ont déjà débouché sur des thérapies efficaces ce qui n’est pas le cas des cellules souches embryonnaires.

Valeurs Actuelles (Fabrice Madouas et Marie Paitier) 03/12/09

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