CHU de Nantes: ouverture d’un nouveau centre d’AMP

Publié le : 21 février 2014

 Après Paris, Montpellier et Strasbourg, un quatrième centre de diagnostic préimplantatoire (DPI) vient d’ouvrir ses portes au Centre hospitalier universitaire de Nantes. A cette occasion, le site d’information Midilibre.fr revient sur la pratique du DPI. 

 

Pour ne pas transmettre une maladie génétique grave et incurable, un couple en désir d’enfant et porteur d’une telle maladie peut recourir au DPI, une pratique qui « consiste à sélectionner un embryon sain au cours d’un processus de Fécondation in vitro [FIV]  » et pour laquelle le Pr Paul Barrière, biologiste de la reproduction et responsable du centre d’AMP du CHU de Nantes tient à « rappeler le caractère exceptionnel« .  

 

Après validation d’un dossier par une commission, le couple peut être pris en charge. La prise en charge débute par des prélèvements sanguins sur chacun des membres du couple et, si nécessaire, sur d’autres membres de la famille, précise le Pr Cédric Le Caignec, médecin généticien coordinateur du centre d’AMP. Des analyses génétiques de ces échantillons sont ensuite réalisées. Elles permettront d’établir un protocole individuel pour le couple afin, in fine, de « sélectionner un ou plusieurs embryons indemnes de l’anomalie génétique » repérée. Le couple entre alors dans la même démarche que tout couple infertile: « la femme doit subir un traitement de stimulation ovarienne, par injection. Puis l’équipe prélève entre 10 et 20 ovocytes matures, ainsi que le sperme de l’homme » précise le Pr Cédric Le Caignec. Par la technique de FIV appelée ICSI [Injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde], « les médecins introduisent in vitro un spermatozoïde dans chaque ovocyte, en espérant le développement de 5 à 10 embryons, quatre jours plus tard« . 

 

C’est une fois à ce stade que les généticiens procèdent à un DPI en procédant à « un prélèvement cellulaire […] sur les embryons cultivés« . Sur deux cellules embryonnaires, les généticiens « [recherchent] uniquement l’anomalie génétique déterminée au départ« . Une étape au cours de laquelle le Pr C. Le Caignec tient à préciser, comme pour rassurer, qu’ « il est hors de question de chercher une quelconque autre information. Qu’il s’agisse du sexe de l’enfant ou d’une trisomie 21 par exemple« . 

 

Pour chaque tentative, le taux de chance d’obtenir une naissance est entre 20% et 30%. Cependant, « certaines personnes ont eu un parcours douloureux » précise le Pr C. Le Caignec: « ils ont dû subir 3 ou parfois 4 interruptions médicales de grossesse (IMG), car à chaque fois le foetus était porteur de l’anomalie génétique« . 

<p> midilibre.fr 20/02/2014</p>

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