Cellules souches : rapport de la Commission européenne

Publié le : 10 avril 2004

Le 7 avril dernier, la Commission européenne a publié un rapport sur les aspects scientifiques, éthiques, juridiques et socio-économiques de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines. Ce rapport expose les caractéristiques des cellules souches adultes et embryonnaires, les diverses sources de ces cellules, leurs avantages, leurs inconvénients et leurs applications potentielles. Il dresse aussi un état des connaissances en matière de recherche sur les cellules souches embryonnaires et aborde les aspects socio-économiques de cette recherche ainsi que les aspects éthiques et les réglementations existantes.Ce rapport servira de document de référence pour le séminaire inter-institutionnel sur ce sujet qui se tiendra le 24 avril prochain. Ce séminaire devrait permettre de définir les orientations concernant le financement communautaire de la recherche sur les cellules souches. Rappelons qu’à la suite du 6e programme-cadre de recherche de l’Union européenne, la question du financement communautaire des projets de recherches avec des cellules souches embryonnaires humaines était restée en suspens. La Commission avait décidé de ne pas financer de projets de recherche comportant l’utilisation d’embryons humains ou de cellules souches embryonnaires, à l’exception de ceux portant sur des cellules souches embryonnaires déjà mises en réserve dans des banques ou isolées en culture, jusqu’à ce que des dispositions d’application soient arrêtées.Lire en ligne le rapport de la Commission européenne sur les recherches sur les cellules souches embryonnaires (actuellement disponible qu’en anglais)Revue de presse du jeudi 10/04/03Article précédentArticle suivantBiovision : l’ADN à l’honneurMardi 8 avril, en ouverture de la troisième édition du forum Biovision, était célébré le cinquantième anniversaire de la découverte de la structure de l’ADN en présence de neuf Prix Nobel, dont James Watson (cf. revue de presse du 08/04/03).Le Monde a consacré un grand dossier à cette découverte  »le demi-siècle de l’ADN ou la révolution inachevée ». Notons, dans Libération, l’article du philosophe Dominique Lecourt qui propose une nouvelle conception de l’éthique qui collerait aux découvertes scientifiques.Au delà de ces recherches, Francis Crick, co-découvreur de la structure en double hélice de l’ADN, a mené une réflexion particulière sur l’homme puis sur la conscience humaine. Il explique dans son volume The Astonishing Hypothesis (1994), « la Stupéfiante Hypothèse est que […], votre sens de l’identité personnelle et du libre arbitre, [tout cela] n’est rien de plus en réalité que le comportement d’une vaste assemblée de cellules nerveuses et de molécules qui leur sont associées ». Il est également connu pour ses positions. Ainsi, l’une de ses déclarations est souvent prise en exemple pour illustrer l’eugénisme contemporain :  »aucun enfant nouveau né ne devrait être reconnu humain avant d’avoir passé un certain nombre de tests portant sur sa dotation génétique. S’il ne réussit pas ces tests, il perd son droit à la vie » (Pacific News Service 01/1978). Loin d’être isolé, il représente un courant de pensée. Le Monde (Hervé Morin, Jean-Yves Nau, Michel Alberganti, Paul Benkimoun) 09/04/03 – Libération (Corinne Bensimon) 09/04/03 et (Geneviève Delaisi de Parseval) 10/04/03 – La Croix 09/04/03 – Revue de presse du jeudi 10/04/03Article précédentRevue suivanteAccompagnement des personnes souffrantesUne session de deux journées d’études sur l’accompagnement des personnes  »en souffrance » et sur les problèmes éthiques liés aux situations humaines difficiles (mort d’un proche, annonce d’un handicap) a été proposée par le diocèse de Nancy et Toul.Les participants, visiteurs de malades, infirmières, prêtres, sont revenus sur leurs expériences. Tous reconnaissent qu’  »une qualité de vie amoindrie n’implique pas une moindre dignité humaine ».Pour le Dr Claudine Wagner, travaillant dans un service de soins palliatifs,  »le soins palliatif est tout ce qui reste à faire quand il n’y a plus rien à faire ». Elle a conscience qu’un tel accompagnement demande de la part du soignant ou de l’entourage proche  »un cheminement personnel, une remise en question de sa propre attitude face à la mort ». Ils rappellent que le regard et le toucher sont essentiels face à une personne souffrante.Une des participantes souligne que la réflexion sur le sens de la vie ne devrait pas être seulement abordée au moment de la mort. La Croix (Julien Beneteau) 10/04/03Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c’est gratuit !Retour accueil revue de pressewww.genethique.org

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