Canada : une anesthésiste visée dans une enquête pour meurtre 

Publié le 13 Déc, 2021

Le 1er novembre 2019, un patient de 84 ans est décédé dans un hôpital canadien. Arrivé en urgence, il avait été opéré. Conscient des risques de l’intervention, le patient avait demandé au chirurgien et à l’anesthésiste de « prolonger sa vie grâce à des soins limités ». Mais l’anesthésiste a été visée dans une enquête pour meurtre.

Les infirmières « choquées »

Le chirurgien découvre que de grandes parties de l’intestin grêle étaient nécrosées. Après avoir consulté la nièce du patient, il a été décidé de « conclure l’opération et d’offrir un traitement palliatif ». Le patient devait être transféré aux soins intensifs, pour y vivre ses dernières heures. Or, l’anesthésiste « lui aurait plutôt administré trois médicaments et l’aurait débranché du respirateur ». Des infirmières auraient alors réagi : « Ce n’est pas la façon de faire ». Mais « elle n’en aurait pas tenu compte ». Le patient est décédé quelques minutes plus tard.

« L’enquête est terminée »

La police a ouvert une enquête « pour meurtre et négligence criminelle causant la mort ». Le directeur des poursuites criminelles et pénales a reçu le dossier, en février 2020. Depuis, il n’y a « pas d’information publique ». La police estime que « l’enquête est terminée ». L’anesthésiste qui a cessé de pratiquer en 2019 n’a jamais été convoquée par les policiers.

Avec cette affaire on constate que « certains médecins ont une vision très utilitaire de leurs patients ». L'”aide médicale à mourir” (AMM) est de plus en plus répandue au Québec. Le rapport de « la Commission spéciale sur l’évolution de la Loi concernant les soins de fin de vie » a été déposé le 8 décembre 2021. Il en ressort qu’environ 7 000 personnes ont été euthanasiées, entre sa légalisation en décembre 2015 et mars 2021. « L’AMM représentait 1,9 % des décès au Québec en 2019, 2,6 % en 2019-20 ; et 3,3% en 2020-2021 ». La commission estime qu’elle va continuer à augmenter au cours des trois prochaines années. Elle devrait ensuite « se stabiliser autour de 4 ou 5% ».

Sources : BioEdge, Michaël Cook (12/12/2021) ; Le Journal de Montréal, Héloïse Archambault (08/12/2021)

 

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