Cambodge et Thaïlande : le marché noir des organes en pleine expansion

Publié le : 28 octobre 2014

Selon les dernières estimations de l’OMS, sur près de 100 000 transplantations d’organes pratiquées chaque année à travers le monde,  10 000 d’entre elles seraient rendues possibles grâce à des réseaux internationaux de trafiquants. 

 

Pour illustrer cet important trafic d’organes, le site d’information Lepoint.fr relate l’histoire de Chhay, un Cambodgien de 18 ans qui, pour 3000 dollars, a vendu un de ses reins. Ce rein « lui a été prélevé il y a deux ans, en toute illégalité, dans un hôpital ultra-moderne de Bangkok, plaque tournante du tourisme médical en Asie« , précise le journaliste. Aujourd’hui, Chhay a porté plaine et il « tente de se remettre de ce qu’il décrit comme une terrible erreur« , car précise-t-il, « je ne peux plus travailler dur, même marcher m’épuise« . 

 

Devant l’ampleur du phénomène, « l’OMS s’inquiète des complications chez les patients ayant donné leurs reins« , car souvent, ils « n’ont pas les moyens de se faire suivre« . Actuellement, plusieurs hôpitaux font l’objet d’une enquête pour identifier leur rôle dans ce trafic. Principal élément étudié par les enquêteurs : « Les faux certificats de parenté entre donneur et greffé »  qui sont prévus par la législation comme préalable au don d’organes.

 

Selon les dernières statistiques publiées en août, rien qu’en Thaïlande, plus de 4300 personnes sont en attente d’une greffe. Dans ce pays, le don d’organe est supervisé par la Croix-Rouge de Thaïlande qui a lancé, en avril dernier, un programme pour obliger les hôpitaux à « fournir une fiche détaillée concernant les donneurs vivants » car certains d’entre eux « pouvaient venir en Thaïlande sans qu’ [elle le] sach[e]« . 

 

 

<p>Lepoint.fr 27/10/2014</p>

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