Brûlure radioactive traitée par greffe de cellules adultes

Publié le : 13 avril 2006

Un ouvrier Chilien a été traité en France à l’hôpital Percy pour une brûlure radioactive de la main (cf revue de presse du 28/03/06)

Contrairement à une brûlure thermique, les brûlures par irradiation peuvent évoluer en largeur et en profondeur sur des mois, voire des années en impliquant les tissus cutanés, sous-cutanés, les muscles… Seule une amputation large de la zone brûlée peut se révéler efficace.

Pour sauver la main de cet ouvrier, il aurait fallu au moins lui amputer les doigts. C’est pourquoi les équipes médicales de l’hôpital militaire de Percy à Clamart, épaulés par les experts de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), ont tenté une nouvelle thérapie. Après une greffe de peau, ils ont prélevé des cellules souches dans la moelle osseuse de l’ouvrier, les ont mises en culture et les ont injectées au niveau de la brûlure.

Depuis, les mains du malade ont retrouvé quasiment leur aspect antérieur et des fonctions normales. Toutefois, le professeur Patrick Gourmelon (directeur de la radio-protection de l’homme, IRSN) reste prudent : "c’est une première, certes. Mais il faut plus de recul, du fait de l’imprévisibilité de l’évolution des brûlures radioactives, avant de dire si cette greffe va révolutionner le traitement des irradiations locales". 

Ces accidents par irradiation sont rares. 500 ont été répertoriés entre 1945 et 2001 avec 2 000 victimes et 130 décès. Le 11 mars dernier, un ouvrier belge a lui aussi été contaminé dans sa société, spécialisée dans la stérilisation par irradiation de matériels médicaux et de denrées alimentaires. Il a été pris en charge également à l’hôpital Percy, où il bénéficie actuellement de traitement de stimulation de la moelle osseuse par des facteurs de croissance.

Le Figaro (Martine Perez) 13/04/06 - La Croix 13/04/06

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres