Belgique : Le Parquet saisit pour la première fois d’un cas d’euthanasie

Publié le : 28 octobre 2015

Le 22 juin 2015, Simone a été euthanasiée à Anvers en Belgique à la veille de ses 85 ans. Depuis le décès de sa fille survenu quelques mois plus tôt, elle ne supportait plus de vivre : « le chagrin est une douleur insupportable ».

 

Son dossier, analysé par la Commission fédérale de contrôle de la loi euthanasie, a été transmis au Parquet, une première en Belgique depuis la promulgation de la loi en 2002, au motif que le médecin qui a pratiqué l’euthanasie, le docteur Marc Van Hoey, « n’aurait pas respecté les conditions imposées par la loi ». Comme il est requis par la loi lorsqu’une personne demande une euthanasie quand le pronostic vital n’est pas engagé, le docteur n’aurait pas demandé l’avis d’un médecin psychologue.

 

En effet, Simone ne souffrait pas « d’un problème psychique particulier qui entraîne une souffrance inapaisable », mais de deuil. Le docteur Van Hoey le dit lui-même : « Elle ne veut pas mourir parce qu’elle est dépressive. Non. Mais parce qu’elle en a marre ». Le médecin a donc indiqué sur sa déclaration qu’elle souffrait de « ‘dépression réactive’ » impossible à traiter.

 

Le docteur Marc Van Hoey est le président de l’association « Recht op waardig sterven » qui milite « en Flandre pour le droit de mourir dans la dignité ». « S’il n’a pas respecté les conditions de la loi sur l’euthanasie, le médecin risque d’être poursuivi pour assassinat ».

 

<p>La Libre (28/10/2015) - Le Soir (28/10/2015) - Institut Européen de Bioéthique (IEB) (29/10/2015)</p>

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