Au chômage depuis le confinement, des Indiennes diplômées se tournent vers la GPA « pour payer leurs factures »

Publié le : 21 juillet 2020

« Auparavant, les donneuses d’ovocytes venaient de milieux pauvres. Cependant, comme l’économie a chuté, de nombreuses femmes diplômées nous appellent également pour cela » explique le Dr Samit Sekhar, directeur d’une clinique de fertilité d’Hyderabad, une ville du centre de l’Inde.

Neha, par exemple, est devenue mère porteuse car, travaillant dans l’hôtellerie elle perdu son emploi du jour au lendemain avec la pandémie du coronavirus. « Les banques faisaient pression sur moi pour le prêt que j’avais pris. Ma famille en Inde du Nord dépend de moi. Je ne peux pas laisser passer une occasion de gagner de l’argent ». L’idée venait d’une de ses amies, déjà donneuse d’ovocytes, mais Neha « appréhendait le processus ». Pas le choix pourtant : « l’argent que je reçois m’aidera tout au long de l’année. Mon salaire régulier de près de 50 000 roupies a été réduit à quelques milliers de roupies en une nuit » explique-t-elle pour justifier sa décision. Elle a décidé de ne rien dire à sa mère.

Selon un rapport publié dans le Times of India, les donneuses d’ovocytes sont payées entre 75.000 Roupies [880 euros environ] et 1 lack [1170 euros environ]. Les mères porteuses sont payées 5 lacks [5850 euros environ]. Les parents d’intention ont également d’autres frais à débourser, médicaux et alimentaires.

Times of India donne d’autres témoignages, comme Heena, 32 ans, qui gagnait 50.000 Roupies [585 euros] par mois. Quand elle a été licenciée elle s’est tournée, « provisoirement », vers le don d’ovocytes « pour payer ses factures ». Ou encore Gouri, 30 ans : « j’ai cherché désespérément du travail, mais tous ceux que je trouvais n’étaient que des emplois au guichet, payés 15.000 Roupies [175 euros]. Alors que je gagnais plus de 45.000 Roupies [530 euros] quand je dirigeais un centre de loisirs pour enfants ».

 

Pour aller plus loin :

 

Sources : Times of India, Sudipta Sengupta (20/07/2020) – Mirror Now (21/07/2020)
Photo : Pixabay\DR

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