AMP : manque de données de suivi des enfants

Publié le : 16 septembre 2003

De plus en plus, médecins, chercheurs et parents se questionnent sur les conséquences des techniques de procréation assistée.
Si on connaît les risques pour l’enfant à naître (prématurité et hypotrophie), les données pour juger des troubles, anomalies ou pathologies tardives (troubles psychologiques, cancers, stérilité, …) manquent.

 

Le Pr François Olivennes de l’hôpital Cochin a conduit en 1997 un travail de recueil de données des enfants conçus par AMP dans son service entre 1982 et 1989. Cela concerne 375 enfants qui lors de l’étude avaient entre 6 et 13 ans. Comme les travaux de l’australien Saunders, effectués en 1996, l’étude n’a pas révélé de problèmes particuliers liés à la fécondation in vitro (FIV).

 

Rappelons que dernièrement d’autres études ont montré les risques de ces méthodes pour les enfants (cf. revue de presse du 12/09/03, Lettre Genethique de juin 03) (ndlr). Les différentes études reconnaissent que les complications sont plus fréquentes pour les enfants nés par ICSI (injection intracytoplasmique de sperme qui consiste à injecter directement un spermatozoïde dans l’ovule).

 

Le Pr Olivennes recommande de limiter le nombre d’embryons réimplantés chez la mère pour réduire les grossesses multiples, seul risque qu’il a identifié pour la mère et l’enfant. Il insiste sur la nécessité de disposer de données sur le suivi de ces enfants.

Depuis 1998, l’association Follow Up organise le suivi des enfants issus d’AMP conçus dans 21 centres d’AMP.

<p>Le Quotidien du Médecin (Dr Denise Caro) 16/09/03</p>

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