Alternative à la recherche sur les cellules souches embryonnaires ?

Publié le : 4 novembre 2011

La découverte récente faite par l’équipe Avenir Inserm de Jean-Marc Lemaître (Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier) qui est parvenue à "rajeunir" des cellules sénescentes (Cf. Synthèse de presse du 02/11/11), pourrait apporter une alternative prometteuse à la recherche sur des cellules embryonnaires.
Cette technique mise au point par les chercheurs français, qui permet la "reprogrammation" de cellules sénescentes en cellules iPS, ouvre des perspectives en médecine régénérative. Selon un communiqué de l’Inserm, elle pourrait aussi apporter une réponse au débat autour de la recherche sur l’embryon humain. Il est maintenant possible de travailler sur un matériel cellulaire qui a les mêmes propriétés qu’une cellule souche embryonnaire, de "reformer tous les types cellulaires en dehors des contraintes éthiques liées à l’utilisation des cellules souches embryonnaires".
Pour Alain Privat, chercheur engagé lors du débat bioéthique au Parlement au printemps dernier (Cf. Lettre mensuelle 136 – Avril 2011), ces cellules "peuvent avantageusement remplacer les cellules souches embryonnaires, en recherche fondamentale comme dans le cadre de stratégies thérapeutiques pour des maladies génétiques et/ou dégénératives".

Pour le Dr Lemaître, le recours à l’embryon reste toutefois indispensable pour le moment : "à court terme, il nous faut […] travailler sur ces deux types de cellules, pour pouvoir comparer les résultats". L’Agence de Biomédecine a d’ailleurs autorisé l’équipe Avenir Inserm à commencer ces recherches sur des lignées embryonnaires. Jean-Marc Lemaître a cependant souligné que "l’objectif des chercheurs qui travaillent sur cette technique, c’est de ne plus utiliser les cellules embryonnaires, pour des raisons éthiques".

La Vie (Claire Legros) 03/11/11

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