Alain Cocq choisit de se réalimenter

Publié le : 10 septembre 2020

« Après avoir cessé de s’hydrater et de s’alimenter, vendredi 4 septembre », Alain Cocq est revenu sur sa décision hier, mercredi. « Trois jours de souffrances, sans traitement ni alimentation, ont eu raison de sa détermination. » « Je n’étais plus en capacité de mener ce combat » confesse Alain Cocq. Selon lui « « à quelques minutes près », il n’aurait « plus été là pour parler » ». En effet, « lundi soir, le Dijonnais « souffrait trop » et a été hospitalisé « après une intervention du Samu » » précise Sophie Medjeberg, avocate et vice-présidente de l’association Handi-Mais-Pas-Que, « désignée comme mandataire par M. Cocq pour l’assister dans sa fin de vie ».

A présent, Alain Cocq envisage un retour à son domicile « d’ici 7 à 10 jours », « le temps de récupérer un peu et de mettre en place une équipe d’hospitalisation à domicile » explique-t-il.

Pour Claire Fourcade, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), « un malade qui change d’avis, c’est le quotidien et c’est ce que la loi rend possible ». Elle « y voit toute la complexité de l’être humain et de son ambivalence face à la souffrance et la mort ». Ainsi, « les médecins en soins palliatifs sont nombreux à raconter ces patients qui, le matin, refusent par exemple d’être perfusé, avant d’accepter quelques heures plus tard ». « Ou encore ces malades qui, dans un moment de crise (douleurs, angoisse) demandent à mourir, avant d’y renoncer dès que leur demande a été écoutée et prise en charge. » « Les soins palliatifs, c’est faire du cas par cas, tous les jours », estime Claire Fourcade.

 

Source : La Croix, Alice Le Dréau (09/09/2020) – AFP (09/09/2020)

Photo : Free-Photos from Pixabay

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