A propos d’une loi sur l’euthanasie

Publié le : 22 mars 2004

Bernard Debré, chirurgien et professeur de médecine dénonce dans son livre : "Nous t’avons tant aimé. L’euthanasie, l’impossible loi"(1) les arguments avancés en faveur de l’euthanasie.

Il rappelle l’idée véhiculée par les partisans de l’euthanasie pour qui " la dignité essentielle consiste à ne pas vivre grâce à l’assistance de tuyaux et entouré d’écrans de contrôle". Mais souligne t-il pour les patients en fin de vie la première dignité est de recevoir les soins appropriés au bon moment, d’être entouré, de pouvoir parler de tout et de rien….

 Il rend hommage à toutes ces personnes qui accompagnent les personnes en fin de vie "qui consacrent affection et dévouement à rendre digne d’être vécue une vie qui s’en va"."Ce n’est pas la mort qui est indigne, c’est l’absence d’accompagnement" souligne t-il en soulignant le paradoxe de ce siècle qui est de présenter l’euthanasie comme un progrès alors qu’il existe dorénavant des moyens de supprimer la douleur physique et de ce fait psychologique.
Dorénavant, les progrès réalisés dans l’analgésie permettent "d’éliminer pratiquement la souffrance de l’existence quotidienne des malades en fin de vie" alors que pour les partisans de l’euthanasie la seule façon d’éliminer la douleur est d’abréger la fin de vie.
Enfin, il souligne le paradoxe qui en serait de fixer une loi qui cadrerait "l’acharnement thérapeutique" alors qu’il n’est par définition pas possible de fixer les limites de la connaissance du vivant. 

(1) " Bernard Debré :  "Nous t’avons tant aimé. L’euthanasie, l’impossible loi". Ed. Le Cherche Midi, 10€

France Catholique (Hervé Catta) 19/03/04

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