Viandes d’animaux clonés en vente ?

Publié le : 30 septembre 2002

L’Académie nationale des sciences américaines autoriserait dès 2003 la commercialisation des aliments issus de mammifères obtenus par clonage ou de leur descendance (cf. revue de presse du 18/09/02). Aujourd’hui, on dénombre un petit millier d’animaux clonés dans le monde.
La question n’est pourtant pas nouvelle.

 

En 1999, l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) organisait un colloque sur les « biotechnologies de la reproduction animale et sécurité sanitaire des aliments ». Y avait été abordé l’usage à faire des 2100 animaux obtenus dans les années 90 par clonage de noyaux de cellules embryonnaires. Le professeur Jean-Paul Renard explique que « ces clones ont été introduits dans la chaîne alimentaire ».

 

Pour les biologistes et les autorités sanitaires, le clonage de noyaux de cellules embryonnaires n’implique pas de reprogrammation génétique du noyau à la différence du clonage de noyaux issus de cellules somatiques prélevées sur des animaux adultes. C’est pourquoi Jean-Paul Renard précise que pour ces derniers, comme Dolly, « nous avons décidé de ne pas introduire les animaux ainsi obtenus dans la chaîne alimentaire ». Ainsi, à l’INRA, les clones d’animaux sont incinérés et leur lait jeté.

Depuis la création de Dolly (1996), un moratoire tacite se serait mise en place pour que les produits alimentaires d’animaux clonés ne soient pas proposés à l’alimentation humaine.

Martin Hirsch, directeur de l’Afssa, explique que « face à ces nouvelles techniques, on ne peut se dispenser d’une évaluation (…), d’autant moins que les difficultés rencontrées par les promoteurs du clonage (…) imposent la prudence ».

<p>Le Monde (Jean-Yves Nau) 30/09/02</p>

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