Vers une remise en cause de la loi sur l’avortement en Grande-Bretagne ?

Publié le : 21 septembre 2012

Suite au récent succès des jeux paralympiques, une "alliance de militants pro-vie et de groupes religieux lance un nouvel appel à restreindre la loi de 1967 sur l’avortement, afin d’empêcher les médecins d’effectuer des avortements en raisons d’anomalies physiques".
Parmi les signataires figurent des associations comme "Life", des groupes chrétiens évangéliques, mais aussi Peter Elliot, un homme d’affaire à l’origine de la création de la Fondation britannique de recherche sur la trisomie 21.

Dans une lettre adressée au Daily Telegraph, les signataires affirment que la pratique de l’avortement de fœtus en raison d’anomalies physiques constitue une forme "d’eugénisme".

Au Royaume-Uni, la loi autorise l’avortement "jusqu’à 24 semaines après accord donné par deux médecins lorsque la santé physique ou mentale de la mère est en danger" et "jusqu’à 40 semaines en cas d’anomalies physiques sous certaines conditions". Ainsi, selon les signataires, "la loi actuelle consacre une forme de discrimination liée au handicap".

En 2011, 146 avortements ont été autorisés au-delà des 24 semaines sur un total de 190 000, et 500 avortements auraient été effectués après qu’une trisomie 21 a été diagnostiquée.

Dans leur lettre, les signataires précisent que les athlètes des jeux paralympiques "ont été des exemples étonnants de courage et de triomphes sur le handicap, ce qui doit nous amener à repenser les notions de personnes ‘valides’ et ‘invalides’ ".

Enfin, pour les signataires, "l’avortement eugénique est une mauvaise médecine" et "tuer les personnes handicapées au lieu de les soutenir et prendre soin d’elles est contraire aux grands principes de la médecine".

Telegraph.co.uk (John Bingham) 19/09/12

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