Tension à l’Université catholique de Louvain

Publié le : 13 décembre 2002

Fin octobre, le recteur de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) annonçait que l’université "autorisait le prélèvement des cellules humaines sur les embryons surnuméraires et si nécessaire la production d’embryons humains pour la recherche" (cf. revue de presse du 24/10/02).
Un mois après, Jacques Donnez, chef du service gynécologie et de fécondation in vitro à la clinique Saint Luc d’UCL expliquait pourquoi il refuse de s’aligner sur les recommandations de l’Académie pour la Vie concernant l’embryon. Selon lui, la recherche et la destruction d’embryons surnuméraires ne portent pas atteinte à la dignité humaine de même que la production d’embryons humains pour la recherche. Cela fait partie de "la progression normale de la médecine" et "on ne peut ignorer aujourd’hui ces pistes de recherche".
Certains membres du personnel académique, surpris de voir que la position présentée comme "position officielle de l’UCL" n’avait jamais fait l’objet d’aucun débat au sein de l’université, alors qu’elle était en contradiction avec la position de l’Eglise catholique en matière de bioéthique, ont réagi vivement et demandent une discussion au sein même de l’université.

Ce débat intervient alors même que le pape Jean Paul, revenant sur la vocation des Universités catholiques lors d’un congrès international sur l’Éducation catholique, a rappelé que "les  centres universitaires qui portent le nom de catholique se doivent de respecter les lois de l’Église et le Magistère, notamment en matière de bioéthique".

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