Soins palliatifs ou l’urgence de mettre en oeuvre les lois

Publié le : 13 octobre 2014

Vincent Morel, président de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs souligne, dans une interview accordée au quotidien Ouest-France que l' »on ne peut que regretter qu’une personne sur deux dont l’état le requiert n’ait pas accès à des soins palliatifs de qualité« . Un fait qui semble être confirmé par Anne-Marie Colliot, de l’Hospitalisation à domicile : « Les soins palliatifs, c’est un outil utilisé à 10% ! On pourrait faire beaucoup plus« . 

 

Pourtant, la législation existe. En effet, en 1999, les députés ont voté que « toute personne malade dont l’état le requiert a le droit d’accéder aux soins paliatifs et à un accompagnement« , souligne le quotidien. Cette loi, précise le député Jean Leonetti, tient en trois principes : « Je ne t’abandonnerai pas. Je ne te laisserai pas souffrir. Je ne te prolongerai pas de manière anormale« . « Mais cette loi aussi est ignorée par sept Français sur dix !« 

 

Avec la Loi Leonetti de 2005, précise Vincent Morel, « on peut rassurer [un] patient et lui dire qu’il sera soulagé« . Il ajoute que nous avons actuellement à notre disposition « tous les traitements pour soulager un patient« .

 

Enfin, précise le quotidien, une inégalité territoriale d’accès aux soins palliatifs existe : deux tiers des lits de soins palliatifs sont concentrés dans cinq régions. L’urgence est donc à la formation des soignants, à « permettre à toutes les maisons de retraite de recourir aux services d’une infirmère de nuit, [à] multiplier les équipes mobiles de soins palliatifs et l’hospitalisation à domicile, [à] travailler en équipe« . 

<p>Ouest-France.fr (Jeanne-Emmanuelle Hutin) 11/10/2014</p>

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres