Réflexion sur le grand âge et l’euthanasie au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Publié le : 21 septembre 2011

Mgr Silvano M. Tomasi, observateur permanent du Saint Siège à l’ONU et aux agences de Genève, est intervenu le 16 septembre 2011 lors de la 18e session du Conseil des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies (ONU) sur le thème : "Etude thématique sur la réalisation du droit à la santé des personnes âgées".

Il a rappelé que le Saint Siège "exhorte les scientifiques et les médecins à orienter la recherche vers la prévention (…) de maladie liées au grand âge, sans jamais céder à la tentation d’avoir recours à des pratiques (…) qui seraient en fait des formes d’euthanasie".

Le rapport du Conseil des droits de l’Homme recommande d’en finir avec la vision du grand âge comme étant une maladie, "un phénomène pathologique ou anormal", et propose la vision d’une "vieillesse active" visant à promouvoir la qualité de vie des seniors en améliorant leur santé, leur participation et leur sécurité. Mgr Tomasi fait par ailleurs remarquer que "chaque génération peut apprendre de l’expérience de sagesse de la génération précédente" dont la prise en considération relève plus du "paiement d’une dette de gratitude" plutôt que d’ "un acte de générosité".  En accord avec les préconisations du Rapporteur spécial du Conseil des droits de l’Homme, il demande d’allouer des subventions plus importantes pour les soins médicaux en gériatrie, notamment pour financer, pour tout le personnel soignant, une formation adéquate donnant place au droit à la santé des personnes âgées. Mgr Tomasi insiste également sur la nécessité du développement des soins palliatifs pour accompagner les personnes avec dignité dans la phase finale de leur vie en mettant tout en oeuvre pour diminuer la douleur et l’inconfort.

Il souligne enfin que "la vie est un don et [que] personne n’a le soi-disant "droit" d’y mettre un terme, que la mort est le sommet d’un processus naturel et que personne, même la personne âgée ou souffrante elle-même, n’a le droit de causer ou de hâter le processus naturel de la mort, par des moyens biomédicaux ou autres".

Zenit (Anita S. Bourdin) 16/09/11

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