Projet de loi de bioéthique : appel au Président de la République

Publié le : 6 juin 2011

Mercredi 1er juin, la Commission des Affaires sociales du Sénat français, chargée d’examiner le projet de loi sur la bioéthique en deuxième lecture, a entériné les choix de l’Assemblée nationale en matière de diagnostic prénatal (DPN) et réintroduit l’autorisation de la recherche sur l’embryon humain.

 

Jugeant ce texte « méprisant de l’être humain », la Fondation Jérôme Lejeune « interpelle le président de la République, en tant que gardien de la Constitution ». Elle lui demande « solennellement de faire cesser l’organisation et le financement publics de l’éradication quasi complète d’un groupe humain trié sur la base de critères physiques ». Rappelant que 96% des trisomiques dépistés sont avortés, elle dénonce les dispositions de l’article 9 du projet de loi qui proposent que les médecins soient obligés d’informer les femmes sur le DPN, obligation qui s’étend également aux sages-femmes et qui aboutit à une « chasse »  aux « êtres humains inutiles« . « Si l’article 9 du projet de loi est voté dans les mêmes termes à l’Assemblée et au Sénat, la discussion sur ce sujet crucial est enterrée », s’inquiète la Fondation Jérôme Lejeune.

 

Par ailleurs, elle regrette que nombre de sénateurs, y compris dans la majorité, n’aient « que faire de l’éthique et ne voient pas de difficulté à permettre aux laboratoires de disposer, à bon prix, de cellules d’embryons humains en guise de matériau de laboratoire »

<p>Zenit 03/06/11</p>

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