Parkinson : une étude clinique avec des cellules iPS

Publié le : 19 juillet 2010

Au Royaume-Uni, des chercheurs de l’université d’Oxford lancent une vaste étude sur la maladie de Parkinson avec des cellules iPS.  Les chercheurs prélèveront des cellules de peau à 1000 patients au stade initial de Parkinson et les convertiront en cellules nerveuses porteuses de la maladie pour mieux comprendre le désordre que crée cette maladie dans le cerveau. Cette technique est utile car il est difficile d’obtenir des échantillons de tissu nerveux à partir de biopsies de patients. L’avantage des cellules iPS est de permettre aux chercheurs de créer des cellules nerveuses en grande quantité.

"Une fois que nous avons les neurones des patients, nous pouvons comparer le fonctionnement des cellules prises sur les patients atteints de la maladie et celles prélevées sur ceux qui en sont exempts afin de mieux comprendre pourquoi les neurones dopaminergiques meurent chez les patients parkinsoniens" explique le Dr. Richard Wade-Martins, chef du Centre sur la maladie de Parkinson à Oxford. "Nous espérons que ce travail ouvrira la voie à de nouveaux et meilleurs traitements, dans l’avenir, pour les personnes atteintes de Parkinson" a affirmé Kieran Breen, directeur de recherches à Parkinson’s UK, l’oeuvre de bienfaisance qui finance cette étude.

Il s’agit de la première étude au monde à utiliser des cellules iPS pour mener une large enquête clinique sur la maladie de Parkinson. Actuellement au Royaume-Uni, 120 000 personnes sont touchées par la maladie de Parkinson qui est l’une des maladies neurodégénératives les plus courantes.

BBC News (Pallab Ghosh) 13/07/10 - BioEdge (Jared Yee) 16/07/10

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