ONU, OMS : Face aux urgences Covid, sauver des vies plutôt que promouvoir l’avortement ?

Publié le : 28 mai 2020

La semaine dernière, l’administrateur par intérim de l’Agence américaine pour le développement international a écrit au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres (cf. Antonio Guterres, prochain secrétaire général de l’ONU : ses engagements), pour lui demander instamment que les Nations unies continuent à concentrer leur effort sur les vies à sauver plutôt que sur la promotion de l’avortement.

 

En effet, le Plan mondial d’intervention humanitaire des Nations unies prévoit actuellement la fourniture de « services de santé sexuelle et génésique » qui incluent l’avortement, considéré comme un service essentiel au même titre que des nécessités telles que la sécurité alimentaire et l’assainissement.

 

Il ne s’agit pas d’un cas isolé de promotion de l’avortement par les Nations unies et l’Organisation mondiale de la santé a, de même, une histoire bien documentée de promotion de l’avortement, même dans les pays où il est illégal ou limité. Il est étonnant de constater que l’organisation insiste sur le fait que « l’avortement légal et sûr » soit une condition préalable à la réalisation des objectifs de la Conférence internationale sur la population et le développement de 1994, qui a explicitement rejeté l’avortement comme un droit humain.

 

Actuellement, les orientations de l’OMS à l’intention des pays sur les « soins de santé de proximité, y compris les campagnes de sensibilisation, dans le contexte de la pandémie COVID-19 » comportent un lien spécifique avec celles concernant la santé et les droits sexuels et reproductifs, qui envisagent « l’avortement médicamenteux autogéré dans les pays où l’avortement est illégal ou restreint ».

L’administration Trump devrait aller au-delà de cette lettre pour continuer à faire avancer son programme pro-vie et pro-femme qui a pris forme dans le cadre de l’initiative « Protéger la vie dans la politique de santé mondiale » et plus largement dans sa politique étrangère et d’aide humanitaire. Elle devrait également envisager la création d’un bureau au sein du département d’État américain pour un ambassadeur itinérant chargé de protéger la vie des enfants à naître qui pourrait renforcer la priorité que cette administration a accordée au partenariat avec d’autres pays pour défendre la vie et la famille dans la promotion du développement durable et de l’amélioration de la santé.

 

La réévaluation du soutien américain à l’OMS devrait être l’occasion pour les États-Unis d’insister pour que l’Organisation reprenne son rôle apolitique de prévention des maladies et d’arrêt de la propagation des épidémies pour lequel elle a été créée, et cesse de promouvoir des questions controversées qui ne bénéficient pas du soutien de nombreux États membres des Nations unies. A ce jour, comme l’intervention américaine l’a récemment rappelé à l’ONU : « Il n’existe pas de droit international à l’avortement, ni de devoir de la part des États de financer ou de faciliter l’avortement ».

<p>Daily Signal, Grace Melton (26/05/2020)</p>

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