Nouvelle-Zélande : face à l’avortement, une clause de conscience restreinte

Publié le 27 Sep, 2021

La Haute Cour de Wellington vient de trancher : l’obligation de donner aux femmes cherchant à avorter les coordonnées d’un service d’avortement ne viole pas les droits des objecteurs de conscience.

En Nouvelle-Zélande, les membres de l’Alliance des professionnels de la santé refusent en conscience de pratiquer des avortements. En mars 2020, la loi néozélandaise a été modifiée, les obligeant à donner à une femme cherchant à avorter les informations nécessaires pour trouver un service d’avortement. Ils estiment que ce changement les rend « complices » du processus d’avortement, enfreint leur liberté de pensée, de conscience, de religion, et d’expression.

Ils contestaient en outre la loi permettant aux employeurs d’embaucher préférentiellement un professionnel de santé pratiquant les avortements. Des pratiques discriminatoires pour les plaignants.

Mais pour le juge de la Haute Cour de Wellington, Rebecca Ellis, aucun de leurs droits n’a été violé ou limité. Et même si leurs droits avaient été limités, cela aurait été justifié a-t-elle déclaré, car, d’après elle, c’est « empêcher l’accès aux services d’avortement sans délai qui pourrait constituer une violation des droits d’autrui ».

Source : Stuff (24/09/2021)

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