Malades et personnes handicapées : « Le monde ne devient pas meilleur, parce que composé uniquement de personnes apparemment ‘parfaites’ »

Publié le : 13 juin 2016

20 000 personnes malades ou handicapées se sont rassemblées à Rome entre vendredi et dimanche à l’occasion du jubilé des malades et des personnes handicapées. Lors de la messe solennelle du 12 juin, le pape François a dénoncé la « marginalisation des personnes handicapées », et l’ « illusion » dans laquelle certains vivent « en fermant les yeux face à la maladie et au handicap », considérant « qu’une personne malade ou portant un handicap ne peut pas être heureuse, parce qu’elle est incapable de mener le style de vie imposé par la culture du plaisir et du divertissement ».

 

Dans notre société, « un certain soin du corps est devenu un mythe de masse et donc une affaire économique » : « Ce qui est imparfait doit être masqué, parce que cela porte atteinte au bonheur et à la sérénité des privilégiés et met en crise le modèle dominant », constate le pape. Cette culture maintient les personnes handicapées séparées, « dans une ‘enceinte’ – peut-être dorée – ou dans les ‘réserves’ du piétisme et de l’assistantialisme, afin qu’elles n’entravent pas le rythme du faux bien-être. Dans certains cas, on soutient même qu’il vaut mieux s’en débarrasser le plus tôt possible, parce qu’elles deviennent un poids économique insoutenable en un temps de crise ».

 

Or « le vrai sens de la vie comporte aussi l’acceptation de la souffrance et de la limite », et  « le monde ne devient pas meilleur, parce que composé uniquement de personnes apparemment ‘parfaites’ », a souligné le Saint Père.  

<p>AFP (12/06/2016); Radio Vatican (12/06/2016)</p>

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