Les évêques Suisses s’opposent au diagnostic préimplantatoire

Publié le : 7 octobre 2011

Le 27 septembre 2011, dans une lettre adressée au conseiller fédéral Didier Burkhalter, la Conférence des évêques suisses (CES) s’est opposée à la modification de la constitution visant à autoriser le diagnostic préimplantatoire (DPI). La mise en consultation par le Conseil fédéral de cette loi sur l’assistance médicale à la procréation en juin 2011 a déjà soulevé bien des débats sur la scène politique helvète (Cf. Synthèse de presse du 04/10/11).

Les évêques expriment aujourd’hui leur inquiétude face à cette loi qui ouvrirait "la voie à l’instrumentalisation" de l’embryon humain : "L’embryon n’est plus respecté pour lui-même, mais transformé en objet, rangé dans un congélateur (…)". La Suisse risquerait avec cette loi de s’engager sur une "pente glissante" sans possibilité de retour. De plus, la limite de 25% de probabilité de maladie grave fixée pour l’élimination des embryons est arbitraire, soulignent les évêques. Si la maladie est un risque, l’élimination des embryons concernés par ce risque est un bel et bien un fait.

Selon la CES, le DPI est contraire au respect du la dignité humaine pourtant défendue dans la constitution suisse. Les évêques disent leur volonté de voir encourager les recherches en vue du traitement des embryons malades et non de leur élimination.

En conclusion, ils rappellent que "la santé ou l’épanouissement d’une personne ne dépend pas uniquement de l’intégrité de son bagage biologique" et que cette conception portée par le DPI "fait gravement l’impasse sur les dimensions psychologiques, sociales et spirituelles de la vie humaine".

Les Quotidiennes.com (Adrien Chevalley) 06/10/11 - La Croix.com 07/10/11

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