Les espoirs de la thérapie cellulaire

Publié le : 7 octobre 2002

Un premier essai clinique de thérapie cellulaire pour soigner les paraplégiques se déroule actuellement en Australie.

Un patient a en effet reçu dans la moelle épinière, lieu de la lésion, des cellules nasales prélevées sur son propre nez. Les neurones du système olfactif ont en effet des caractéristiques très précieuses : d’une part, ils sont facilement accessibles et reliés directement au système nerveux central, d’autre part, ils ont la rare faculté de se renouveler et de restaurer spontanément un lien avec le cerveau. Pour François Féron, neurobiologiste « l’hypothèse est que ces cellules nasales greffées  favorisent, à terme, la régénération de la moelle épinière en aidant les cellules à construire un pont nerveux au niveau de la lésion. Ce pont permettrait aux influx nerveux de recommencer à circuler dans les deux sens et rendrait aux patients des fonctions sensorielles et motrices. »

Les comités d’éthique ont donné leur feu vert au protocole d’essais cliniques et un premier volontaire sur les 4 sélectionnés a déjà été opéré. Ces derniers ont été avertis des risques encourus et des faibles chances d’amélioration de leur état.

L‘équipe attend les résultats des premiers tests mais aucune annonce ne devrait être faite avant 3 ans.

Christian Pinset, médecin-chercheur à l’Institut Pasteur regrette que peu de laboratoires investissent dans la thérapie cellulaire. Il rappelle que les cellules humaines en tant que partie du corps ne sont ni brevetables, ni commercialisables mais que pour chaque étape de thérapie cellulaire, les chercheurs mettent au point un procédé brevetable.

<p>Libération (Corinne Bensimon) 07/10/02</p>

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