Le Royaume-Uni, leader de la médecine génomique ?

Publié le : 22 octobre 2014

Au cours de l’été, le premier ministre britannique David Cameron a annoncé toute une série d’investissements financiers dans le domaine de la médecine génomique. L’objectif ? « Transformer la manière avec laquelle les patients seront diagnostiqués et traités et faire du Royaume-Uni un leader mondial » dans ce domaine. 

 

Pour cela, il est prévu que soient recrutés près de 40 000 patients du National Health Service (NHS) touchés par un cancer ou une maladie rare et de séquencer leur génome. Par ces informations, « les équipes médicales espèrent pouvoir décider du meilleur traitement à prodiguer à chaque patient, et identifier et regrouper les patients ayant des génomes similaires pour accroître le recrutement au sein d’essais clinique« . Le programme prévoit également un contrat « entre l’organisme public Genomics England et l’entreprise américaine Illumina, l’une des entreprises leader dans le domaine du séquençage d’ADN et des technologies basées sur la structure de l’ADN« . 

 

Ce programme d’étude portant sur 40 000 patients s’appuie sur un autre projet également lancé par le premier ministre britannique, lancé en 2012, et visant à séquencer, sur les quatre prochaines années, 100 000 codes génétiques de personnes atteintes de cancers ou de maladies rares (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 1er août 2014).

 

La vision du premier ministre britannique pour le NHS : « créer un service de santé unique au monde à court ou moyen terme où la médecine génomique est offerte de manière routinière à tous les patients.« 

 

Pour ce qui est des patients désireux d’intégrer le programme, chacun d’entre deux « devra signer un formulaire de consentement autorisant les chercheurs universitaires, les médecins et les personnels industriels à avoir accès à leurs données personnelles. Si les informations pertinentes pour le patient seront relayées automatiquement auprès du médecin traitant, les chercheurs devront soumettre leur projet de recherche à un comité d’éthique qui attribuera, ou non, une autorisation d’accès aux données génétiques.« 

<p>BE Royaume-Uni 134 (Dr Claire Mouchot) 21/10/2014</p>

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