Le PS et l’euthanasie

Publié le : 9 février 2012

Ces derniers jours, plusieurs personnalités se sont exprimés sur la proposition de  François Hollande de légaliser l’euthanasie. Le 6 février 2012, un article du Monde revient sur la manière dont le candidat s’est "converti" sur la question.

Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), s’est réjoui de la proposition 21 énoncée par le candidat. Bien que la formulation de François Hollande reste prudente, Jean-Luc Romero a exprimé son contentement car "c’est la première fois que la proposition est vraiment officielle de la part d’un candidat" en mesure de remporter les élections présidentielles.

Marisol Touraine, chargée des questions sociales pour la campagne du PS, a également précisé que "François Hollande a pour ambition que la gauche s’associe à des transformations de la société et à l’évolution des droits". En effet, selon le PS, "la loi Leonetti et son principe du "laisser mourir", qui induit l’arrêt des traitements et la sédation au risque d’entraîner la mort est hypocrite".
Elle évoque par ailleurs le sondage IFOP d’août 2011. A la question "La loi devrait-elle autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie de ces personnes atteintes de maladies insupportables et incurables si elles le demandent ?", 49% des personnes interrogées ont répondu "oui, absolument" et 45% "oui, dans certains cas".
Enfin, il semble qu’au PS, "le consensus autour de l’aide active à mourir" ait été déterminé par plusieurs évènements. Ainsi des cas marquants, comme celui de Mireille Jospin, mère de Lionel et adhérente de l’ADMD qui s’est donnée la mort, ou de Chantal Sébire, atteinte d’une tumeur incurable et qui réclamait "le droit de mourir dignement" ont transformé des prises de positions individuelles en des prises de positions collectives.
Si l’euthanasie ne fait tout de même pas l’unanimité au sein du PS, il semble que ces évènements aient "converti le candidat".

Pour finir, si tous les candidats à la présidentielle ne se sont pas prononcés sur la question de l’euthanasie, Nicolas Sarkozy s’est opposé au "droit à mourir", soulignant que "la loi ne peut pas tout régler". Le Front National reste également opposé à une légalisation de l’euthanasie, tout comme Christine Boutin qui prône le respect de la personne humaine "de la conception à la mort naturelle". De son côté, Eva Joly a plaidé pour une "aide active à mourir strictement encadrée", soit pour l’euthanasie.

Le Monde (Laetitia Clavreul) 06/02/12 - Ouest-france.fr (François Vercelletto) 09/02/12 - Famille chrétienne (Samuel Prouvost) 11-17/02/12

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