La pré-éclampsie, une grave complication de la grossesse qui bénéficie des avancées de l’immunologie et de la génétique

Publié le : 6 novembre 2012

La pré-éclampsie, "une grave complication de la grossesse, […] bénéficie aujourd’hui de nouvelles avancées grâce aux progrès de l’immunologie  et de la génétique". En l’absence de traitement, "cette maladie du placenta risque d’évoluer vers des convulsions (éclampsie) qui peuvent entraîner le décès de la mère". Ainsi, en 2005, selon l’OMS, "l’éclampsie a été […] à l’origine de 64 000 décès maternels, soit 12% de ces décès dans le monde, principalement dans les pays en développement". L’article précise qu’en France, "elle ne provoque plus qu’une vingtaine de décès par an, mais sa prise en charge passe souvent par la naissance prématurée de l’enfant pour arrêter l’évolution de la maladie" ajoutant que "15% des naissances prématurées sont […] le résultat d’une pré-éclampsie". 

Ces dernières années, "les progrès de l’immunologie ont permis […] de découvrir des cellules particulières du système immunitaire, des cellules T régulatrices (Treg), qui permettent à la mère  de tolérer son fœtus en supprimant les réponses immunes dirigées contre lui". A ce titre, des études récentes ont démontré que "des anomalies de fonctionnement de ces cellules jouent un rôle dans la pré-éclampsie". 
Selon le Dr Vaiman, de l’Unité de recherche sur la génétique et les pathologies de la grossesse à l’INSERM, "les symptômes sont généralement moins graves lors de la seconde grossesse, surtout avec le même partenaire. C’est comme si le système immunitaire de la mère apprenait, probablement via les Treg, à être plus tolérant vis-à-vis du liquide séminal du père, un peu à la manière du vaccin". 

L’article termine en précisant que les plus grandes avancées concernant cette maladie sont issues de la génétique. En effet, "le 1er gène de cette maladie a été découvert en 2005 par une équipe hollandaise. Il a permis la mise au point par l’équipe INSERM de l’Institut Cochin d’un modèle de pré-éclampsie chez la souris – alors que cette maladie n’existe pas spontanément chez cet animal – et de prouver que l’aspirine, à petites doses, pouvait être efficace, à condition d’être donnée avant la 16ème semaine de grossesse". Par la suite, "de l’aspirine a été donnée à une série de femmes enceintes à Blida (Algérie), une population considérée à risques,  aboutissant à une ‘amélioration de tous les paramètres maternels et fœtaux’, mais son utilisation préventive généralisée semble difficile à envisager en raison de possibles effets secondaires ".  Enfin, la société américaine PerkinElmer a récemment mis au point "un marqueur, obtenu grâce à une prise de sang entre la 11ème et la 13ème semaine", permettant de dépister la maladie. 

 

 

AFP 03/11/12  

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