La juge confie la tutelle de Vincent Lambert à sa femme

Publié le 9 Mar, 2016

La juge des tutelles de Reims a confié la tutelle de Vincent Lambert à sa femme Rachel Lambert, pour une période de 120 mois. C’est le neveu de Vincent Lambert qui a rendu public la nouvelle, attendue depuis l’audience du 1er février (cf. Vincent Lambert : La décision de la juge des tutelles sera rendue le 10 mars ). L’UDAF (Union départementale des associations familiales) de la Marne a été désigné comme « subrogé-tuteur », une sorte de « tuteur suppléant ».

 

Selon la juge, « l’état de santé de Vincent Lambert tel que décrit par l’expert permet d’envisager une mesure de tutelle de 10 ans en ce sens que l’altération de ses facultés personnelles n’apparait manifestement pas susceptible de connaître une amélioration selon les données acquises de la science ».

 

La juge des tutelles n’a pas suivi le procureur de la République qui avait souhaité la désignation d’un tuteur extérieur, auxquels auraient été associés deux subrogés-tuteurs, dont Rachel Lambert. Maitre Jean Paillot, avocat des parents de Vincent Lambert s’est dit « surpris » et « déçu » de cette décision. « Le procureur était d’un autre avis et la plupart des personnes était favorable à la nomination d’un tiers, extérieur à la famille. Il semblait que c’était une solution de sagesse ». Aussi, « ce n’est pas la bonne décision. Nous sommes dans un conflit familial intense où Rachel fait partie des procédures, elle n’est pas neutre bien qu’elle occupe une place légitime d’épouse. Désormais, c’est la seule à représenter son mari notamment à l’hôpital, elle est à la fois juge et partie» a-t-il déclaré.

 

Exclu, information Gènéthique : Maitre Paillot a annoncé que la décision de la juge des tutelles sera relevée en appel (cf. Les avocats des parents de Vincent Lambert réagissent).

AFP (10/03/2016)

Partager cet article

Synthèses de presse

PMA : le Conseil d’Etat saisi sur la question de l’accès aux origines
/ PMA-GPA

PMA : le Conseil d’Etat saisi sur la question de l’accès aux origines

Juristes pour l’enfance demande un décret ordonnant la destruction des stocks de gamètes recueillis avant la loi de bioéthique de ...
Euthanasie : « l’impossibilité de l’encadrement inhérente à la loi même »
/ Fin de vie

Euthanasie : « l’impossibilité de l’encadrement inhérente à la loi même »

Le Dr Pascale Favre analyse le « modèle » belge régulièrement mis en avant dans le débat sur la fin ...
Canada : un projet de loi pour retarder d'un an l’élargissement de l’AMM aux maladies mentales
/ Fin de vie

Canada : un projet de loi pour retarder d’un an l’élargissement de l’AMM aux maladies mentales

Jeudi, le ministre de la Justice a déposé un projet de loi visant à retarder d'un an l’élargissement de l'"aide ...

Textes officiels

Fiches Pratiques

Bibliographie

Lettres