IVG médicamenteuse en ville : la HAS pérennise les mesures dérogatoires prises pendant la crise sanitaire

Publié le 14 Avr, 2021

En réponse à une saisine du ministère des Solidarités et de la Santé, la Haute Autorité de Santé (HAS) a actualisé ses recommandations sur l’IVG médicamenteuse. En avril 2020, le délai pour les pratiquer avait été étendu provisoirement de 7 à 9 semaines d’aménorrhée (SA) en médecine de ville, pour « garantir l’accès à l’IVG malgré les restrictions de déplacement liées à la crise sanitaire ». Aujourd’hui, la HAS « recommande de pérenniser » cette mesure. Et précise que pour qu’elle soit effective, l’agence de sécurité du médicament (ANSM) devrait accorder une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) pour le misoprostol, « car il n’y a pour l’heure pas d’AMM au-delà de 49 jours d’aménorrhée ».

Pour la HAS, étendre à 9 SA le délai de recours à l’IVG médicamenteuse, c’est « réduire le délai d’accès à l’IVG médicamenteuse, élargir l’offre de soin qui doit être possible en ville comme à l’hôpital mais aussi alléger la charge des établissements de santé qui doivent pouvoir se concentrer sur les IVG chirurgicales[1] ».

Dans son document, la HAS « remet [également] à plat la stratégie médicamenteuse et les conditions de prise en charge de cette méthode ». Elle précise notamment que « les deux médicaments, mifépristone et misoprostol, doivent pouvoir être pris à domicile dans le respect du protocole, à un moment adapté à l’emploi du temps de la femme et pas obligatoirement devant le professionnel de santé ». Et estime qu’un rendez-vous doit pouvoir être obtenu dans les cinq jours suivant l’appel d’une patiente.

[1] « trois quarts des IVG médicamenteuses sont assurées par les établissements de santé, où elles sont possibles jusqu’à 9 SA contre 7 en ville ».

Sources : Le quotidien du médecin, Charlène Catalifaud (13/04/2021) ; Hospimedia, Jérome Robillard (13/04/2021)

 

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