Greffe d’utérus post-mortem : suites au Brésil et première en Belgique

Publié le 11 Déc, 2018

Après l’annonce d’une première naissance suite à une greffe d’utérus provenant d’une donneuse décédée (cf. Greffe d’utérus à partir d’une donneuse décédée : une première naissance au Brésil), l’équipe brésilienne du professeur Luiz Carneiro « se prépare à renouveler l’opération sur deux femmes ». Les patientes ont déjà réalisé une fécondation in vitro, les embryons sont « en réserve » précise les chercheurs qui attendent désormais le décès de donneuses compatibles. Cette phase d’expérimentation devra ensuite être validée par les autorités pour être généralisée.

 

Si de telles transplantations avaient déjà été réalisées dans le monde, elles s’étaient jusque-là soldées par un échec. Mais les greffes d’utérus post mortem, contrairement à celles d’utérus prélevés sur des donneuses vivantes sont décrites comme plus « avantageuses » car « le réservoir de donneurs potentiels est plus vaste », elles « coutent moins cher » et « évitent les risques pour le donneur vivant ».

 

En France, « deux équipes travaillent sur la greffe d’utérus : l’une à l’hôpital Foch de Suresnes sur des donneuses vivantes, la seconde au CHU de Limoges sur des donneuses décédées ».

 

De son côté, la Belgique vient d’annoncer sa première greffe d’utérus post mortem par des médecins de l’UZ Gent. L’hôpital gantois est « le dixième centre dans le monde à réaliser une telle opération ». La receveuse était née sans utérus, elle a reçu celui d’une femme en état de mort cérébrale. Un an après la greffe, et sous traitement immunosuppresseur, la femme devra passer par une fécondation in vitro pour avoir un enfant.

 

Pour aller plus loin :

La Libre (10/12/2018); AFP (7/12/2018); Le quotidien du médecin (5/12/2018)

Partager cet article

[supsystic-social-sharing id='1']

Synthèses de presse

Irlande du Nord : les directives sur le genre supprimées pour les écoles primaires
/ Genre

Irlande du Nord : les directives sur le genre supprimées pour les écoles primaires

Les directives qui indiquaient que « les enfants peuvent prendre conscience qu'ils sont transgenres » « entre trois et cinq ...
justice
/ Genre

Japon : une femme transgenre reconnue père d’un enfant

La Cour suprême du Japon a reconnu qu’une femme transgenre était le père d’une petite fille conçue grâce à son ...
Angleterre : des données de santé divulguées sur le darknet
/ E-santé

Angleterre : des données de santé divulguées sur le darknet

Après la cyberattaque qui a touché des hôpitaux londoniens, des informations médicales sensibles ont été publiées sur le darknet entre ...

Textes officiels

Fiches Pratiques

Bibliographie

Lettres