« Une affaire qui fait froid dans le dos ». « Celle d’une petite fille d’un an née d’une gestation pour autrui commandée par un couple italien et ensuite abandonnée à Kiev, comme un objet entassé dans un entrepôt ». Simona Baldassarre, députée européenne, a porté l’affaire sur le plan politique.
Les commanditaires italiens s’étaient rendus à Kiev en août 2020 pour avoir recours à une mère porteuse. Mais, après avoir pourtant reconnu l’enfant, le couple la confie « à une baby-sitter trouvée sur place par l’intermédiaire d’une agence d’intérim ». Aujourd’hui, suite à l’intervention du Service de coopération policière internationale, en collaboration avec la Croix-Rouge italienne, la petite fille va regagner l’Italie pour y être confiée à l’adoption.
Un « jouet » « désiré » puis « abandonnée
« Assemblés, stockés, achetés et abandonnés. » « Il est clair pour tout le monde à quel point l’abomination de la gestation pour autrui est déshumanisante », a réagi la députée. Alors que les commanditaires invoquent l’amour, « voilà le résultat, un être innocent qui, comme un jouet tant désiré, se retrouve ensuite abandonné ».
« Cette pratique devrait être interdite au niveau international », assène Simona Baldassarre. Car « bien qu’en Italie elle soit punie par la loi 40, un subterfuge dans la législation permet que le crime soit commis à l’étranger et reste impuni. Il n’est pas possible qu’un être humain soit fabriqué et vendu pour l’égoïsme de quelques riches “parents” potentiels. »
Source : La Stampa (12/11/2021)