GPA : « La grossesse a un coût humain qui n’a pas d’équivalent »

Publié le : 13 juillet 2017

Frédérique Kutten, endocrinologue et rapporteure de l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui vient de se prononcer contre la GPA (cf. Avis favorable du CCNE sur la « PMA pour toutes »), estime qu’il est désormais « urgent » « de légiférer pour interdire la GPA en Europe ».

 

La CCNE a précisé, dans son avis, qu’il n’existait pas de « GPA éthique ». Selon Frédérique Kutten, « la grossesse a un coût humain qui n’a pas d’équivalent ». Quel que soit le montant alloué à la mère porteuse, « ce sont des sommes sans commune mesure avec ce que la grossesse représente sur le plan affectif et sur celui des dangers physiques pour la femme. Il y a une sorte d’inconscience individuelle et collective à oser même en faire la demande », s’indigne l’endocrinologue. Elle conclut : « Il ne faut pas banaliser cette demande d’utilisation des corps de la femme, et d’échange d’enfant. Même à titre amical ou familial ».

 

Réagissant à la décision de la cour de cassation quant au deuxième parent d’intention (cf. Aude Mirkovic : « la France tient un double langage sur la GPA » et GPA : La Cour de Cassation refuse l’inscription de la mère d’intention et valise l’adoption par le conjoint homosexuel), elle souligne que l’enfant a « droit à la transparence et à la vérité sur ses origines. On ne doit pas faire comme si la GPA n’avait pas existé ».

<p>Le Monde, Raphaël Georgy (12/07/2017)</p>

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