GPA au Conseil de l’Europe : Une lettre ouverte des associations féministes

Publié le : 3 juin 2016

Le CoRP (Collectif pour le Respect de la Personne) a publié aujourd’hui une lettre ouverte adressée au président de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, Pedro Agramunt, au sujet de la GPA.

 

Cette lettre lui demande d’ « assurer le respect des droits humains et de la dignité de chaque personne », en s’opposant à la maternité de substitution. Elle exprime la « stupéfaction » des associations signataires de l’appel en faveur d’une abolition universelle de la maternité de substitution, lorsqu’elles ont appris que la rapporteur controversée, Petra de Sutter, était chargée de rédiger de nouveau un rapport « toujours dans une optique favorable à la GPA sous le masque de la question de l’intérêt de l’enfant ou d’une hypocrite distinction entre une GPA qui serait ‘commerciale’ et une autre qui serait ‘altruiste’ et donc légitime ».

 

Pour le CoRP, cette nouvelle nomination est « un coup de force antidémocratique qui n’est pas acceptable ».

 

Par ailleurs, le CoRP rappelle « la multiplication des scandales » qui « montre suffisamment que l’autonomie juridique de la mère porteuse est vidée de toute substance compte tenu des graves conséquences qu’elle subit lorsqu’elle ose s’opposer à la volonté des commanditaires ». La maternité de substitution bafoue en outre « le droit à la santé » : la question des « effets immédiats et à long terme des ‘traitements hormonaux’ nécessaires à cette grossesse artificielle » est systématiquement occultée. La santé psychique de l’enfant « transformé en objet de contrat » n’est pas plus abordée.

 

<p>CoRP (3/06/2016)</p>

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