Fin de vie: pour une prise en charge de la douleur et des familles

Publié le : 14 mars 2012

La proposition récente de François Hollande de légaliser l’euthanasie en France a suscité un débat dans la campagne présidentielle. Dans ce cadre, L’Express.fr publie le point de vue d’un infirmier cadre de santé.

Restant anonyme, cet infirmier met en avant l’importance de prendre en charge la douleur des patients et de soutenir leurs familles. S’il existe parfois des demandes d’euthanasie,  les soignants constatent néanmoins que ces demandes diminuent voire cessent dès lors qu’ils sont "capables d’atténuer la douleur physique" de ces patients.
De même, s’il peut être difficile pour la famille de voir un proche souffrir, les soignants observent qu’à partir du moment où elle comprend que son proche ne souffre plus physiquement, elle "ré-investit la chambre, redevient plus présente". La difficulté d’accompagner une personne jusqu’au terme de ses jours en est alors atténuée pour les familles et les soignants.

Par ce témoignage, cet infirmier souhaite faire passer deux messages : un premier, s’adresse aux politiques et journalistes. Ceux-ci devraient encourager la volonté d’ "aider les familles à accompagner leur proche afin que ce dernier meurt entouré chez lui". Face à des malades en fin de vie, "il ne s’agit pas de trouver des solutions mais des moyens pour aider ces familles". Un deuxième message, adressé cette fois à tous les citoyens : il faut cesser de vouloir faire des soignants "des bourreaux ou des témoins-complices des décisions graves que le pouvoir politique imposerait. Ne faites pas de nous des exécuteurs !"

lexpress.fr 14/03/12

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