Extrême prématurité : des variations dans la prise en charge

Publié le : 29 août 2016

Une étude menée aux Pays-Bas signale des variations dans la prise en charge de l’« extrême prématurité »[1]. Les progrès des soins donnés aux nouveaux nés ont permis une amélioration du pronostic de la grande prématurité et ont permis d’abaisser l’âge gestationnel pour lequel un traitement actif peut-être proposé. Mais « les limites de la viabilité sont à l’origine de controverses et d’incertitudes », et l’étude montre qu’en pratique, il est difficile de décider d’initier des soins actifs ou de confort entre 23 et 25 semaines. Des variations sont observées d’un pays à l’autre, d’un centre à un autre, et même d’un praticien à un autre : « Il existe de grandes discordances au plan individuel dans les options thérapeutiques, en particulier quand le problème n’est pas abordé par les recommandations nationales ». L’étude note entre autre que l’existence de malformations est un facteur restreignant pour la mise en place d’un traitement actif.

 

 

[1] Une grossesse à terme dure 41 semaines d’aménorrhées (SA), soit 39 semaines de grossesse (SG). Toute naissance survenant avant 37 SA est considérée comme prématurée. On distingue la prématurité moyenne de 33 à 36 SA + 6 jours, la grande prématurité de 28 à 32 SA+6jours et la très grande ou extrême prématurité avant 28 SA.

<p>JIM, Jean-Jacques Baudon (26/08/2016)</p>

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