Euthanasie, acharnement thérapeutique… Rappel de définitions

Publié le 31 Déc, 2003

Euthanasie
L’euthanasie est une action ou une omission dont l’intention première vise la mort d’un malade pour supprimer la douleur. L’euthanasie est une mort imposée qui s’oppose à la mort naturelle.

 

Euthanasie active / passive

La distinction entre euthanasie active et euthanasie passive n’a pas lieu d’être et fausse le débat. Soit il y a euthanasie par action ou omission (en injectant un produit létal ou en “oubliant” de donner à boire…) c’est à dire volonté de mettre un terme à la vie du patient…), soit il y a volonté d’accompagner le patient en atténuant ses souffrances, (cesser l’acharnement thérapeutique pour passer aux soins palliatifs) (cf définitions suivantes).

 

« Euthanasie d’exception »
Notion proposée par le Comité consultatif national d’éthique afin de permettre, dans certains cas exceptionnels, de provoquer la mort d’un malade. On se souvient que l’avortement ne devait être pratiqué dans les hôpitaux que pour répondre à une situation exceptionnelle. Il remplace aujourd’hui, aux frais de la Sécurité sociale, la contraception dans un grand nombre de cas. Une telle dérive ne saurait épargner la pratique de l’euthanasie dans une société où la longévité s’accroît régulièrement avec ses souffrances et multiples dépendances, ce qui pèsera de plus en plus sur le budget de la Santé, d’où certaines tentations…

 

Aide au suicide – suicide assisté

Méthode qui consiste à mettre du poison dans la seringue et à faire appuyer par le malade afin d’éviter les poursuites.

 

Acharnement thérapeutique
Poursuivre un traitement lourd qui devient disproportionné par rapport au bien qu’en retire le patient.
La distinction entre l’euthanasie et l’interruption de soins disproportionnés est essentielle. « Le médecin n’a pas le droit de provoquer délibérément la mort » (art. 38 du Code de déontologie médicale) mais il a le devoir de s’abstenir d’une obstination déraisonnable. Au lieu de maintenir un traitement qui a fait la preuve de son inefficacité, le médecin doit tout faire pour permettre au malade l’accès à des soins palliatifs.

 

Soins palliatifs
Accompagner le malade et utiliser des antalgiques pour soulager la douleur, même si cela consiste à prendre des risques parfois mortels.Le but n’est pas ici de donner la mort au patient. De plus, maintenir un patient en vie, peut lui permettre de tenir jusqu’à la mise au point de nouveaux traitements et d’être guéri.

 

Accompagnement en fin de vie
L’accompagnement des personnes en fin de vie est le véritable enjeu du débat sur l’euthanasie, comme le remarque le rapport Hennezel qui souligne que si, face à la souffrance, « les pratiques sont hétérogènes, la tentation de répondre au voeu de mort par un geste létal » est souvent révélatrice d’un défaut de formation et d’une solitude des soignants face à des fins de vie qu’ils ne savent pas accompagner. « Ce n’est pas une loi qui amendera les consciences… Par contre, on peut craindre qu’elle freine les efforts de soignants pour améliorer leur pratique, pour la penser, pour inventer une manière d’être humble et humaine auprès de ceux qu’on ne peut plus guérir.» (1)

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