Débat sur les directives anticipées en Grande-Bretagne

Publié le : 13 octobre 2009

Le 18 septembre 2007, une jeune femme anglaise de 26 ans, Kerrie Wooltorton, mourait après avoir avalé de l’antigel pour la dixième fois. A l’arrivée de l’ambulance, elle avait refusé le traitement des médecins en leur remettant un "testament de vie"  et en leur faisant part verbalement de sa volonté de mourir. Les médecins, se référant à la loi de 2005 relative au droit de mourir – le Mental Capacity Act – respectèrent ses volontés et la jeune femme expira une journée plus tard.

Depuis, les parents de Kerrie Wooltorton reprochaient aux médecins de n’être pas intervenus. La justice devait donc statuer, d’autant que le Mental Capacity Act concerne normalement les personnes en fin de vie, parfaitement conscientes de leurs actes. Etait-il possible d’étendre la validité de directives anticipées dans le cas d’une jeune femme suicidaire et dépressive ?

William Armstrong, le coroner du Norfolk, vient de trancher par l’affirmative estimant qu"‘elle avait la capacité de consentir au traitement qui, c’est plus que probable, l’aurait sauvée. Elle a refusé ce traitement en pleine connaissance des conséquences, et elle en est morte". Le General Medical Council a lui estimé que les médecins auraient été fautifs de ne pas agir comme ils l’ont fait et auraient encouru leur radiation.

Après le débat suscité par la récente révision des directives concernant le suicide assisté (cf. Synthèse de presse du 28/09/09), ce jugement relance le débat sur le droit de mourir. Le secrétaire d’Etat à la Santé Andy Burnham a ainsi engagé une réflexion sur une possible révision de la loi.

Telegraph.co.uk (Rebecca Smith, Aislinn Laing et Kate Devlin) 30/09/09 - Le Quotidien du Médecin 13/10/09

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