Contraception et IVG en France

Publié le : 5 mars 2004

Malgré la contraception, les avortements n’enregistrent aucune baisse.
Pour le Dr Cesbron, il ne fait pas de doute que la persistance du nombre important d’IVG depuis vingt ans (215 000 en 2000) résulte d’ « une contraception hormonale qui n’est pas bien acceptée, les femmes qui demandent une IVG ont souvent eu recours à la contraception de l’adolescence jusqu’au premier enfant, puis elles l’ont abandonnée. Si elles ne la reprennent pas, c’est en raison d’une méconnaissance de la physiologie sexuelle, et aussi d’un obstacle psychologique, une ambiguïté par rapport au désir de grossesse. Le gynécologue devrait suggérer aux pouvoirs publics de développer un dispositif d’information sur la physiologie sexuelle, à l’école comme en famille. Vaste programme. »

Le privé «  se désinvestit » de l’IVG. Pour faciliter l’accès à l’IVG, un tarif incitatif à la pratique des IVG médicamenteuses en ville fait actuellement l’objet d’une concertation. Il pourrait s’agir d’un forfait de l’ordre de 200 euros.

Ce forfait fera l’objet d’un texte qui sera publié, prochainement, en même temps qu’un décret relatif aux modalités d’application de l’IVG médicamenteuse en ville; il a déjà reçu un avis favorable du Conseil d’Etat.

Le Quotidien du Médecin 05/03/04

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