Contraception : des pédiatres américains promeuvent le stérilet

Publié le : 13 octobre 2014

Les centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) se sont récemment engagés dans une lutte contre les grossesses involontaires chez les mineurs. Ils sont aujourd’hui rejoints par la Société américaine de pédiatrie qui, dans la revue Pediatrics, « n’y va pas par quatre chemin » et « recommande ainsi l’implant ou le dispositif intra-utérin en première ligne chez les mineurs de plus de 15 ans« . La Société américaine de pédiatrie milite davantage plus en faveur de ces contraceptifs dits de « longue durée » qu’en faveur d’autres moyens de contraception comme la pilule et le préservatif. 

 

« Nous nous sommes basés pour cela sur le niveau d’efficacité des différentes méthodes disponible après une utilisation d’un an avec comme objectif de prévenir le maximum de grossesses non désirées« , explique le Dr Mary Ott, coauteur des recommandations et pédiatre à l’hôpital universitaire d’Indianapolis (Etats-Unis). 

 

Selon les CDC, « 600 000 jeunes filles tombent enceintes aux Etats-Unis. A 20 ans, 18% d’entre elles ont donné naissance à un enfant« . Le Figaro santé précise cependant que depuis les années 2000, ce nombre est stable et précise qu’une étude récemment parue dans le New England Journal of Medicine montrerait « qu’en informant une population d’Américaines âgées de 15 à 19 ans sexuellement actives sur les contraceptifs possibles, en les présentant par niveau d’efficacité et en les donnant gratuitement, les jeunes filles choisissent l’implant et le dispositif intra-utérin dans 71% des cas.« 

 

Pour autant, la journaliste précise qu’aux Etats-Unis comme en France, « certains médecins et patients sont encore réticents à la pose du dispositif intra-utérin chez ces jeunes« . 

 

Note de Gènéthique :

« le stérilet [appelé aussi dispositif intra-utérin] est placé dans la cavité utérine pour empêcher les grossesses. Il a un effet contraceptif dans la mesure où il fait obstacle chimiquement aux spermatozoïdes et peut empêcher (mais pas toujours) d’atteindre l’ovocyte. Il a aussi un effet abortif précoce quand un spermatozoïde a réussi malgré tout à atteindre l’ovocyte et à le féconder : il empêche alors l’embryon de s’implanter dans l’utérus et le condamne à mourir (il altère la cavité de l’utérus où l’embryon ne peut plus nider). » (définition extraite du manuel bioéthique des jeunes)

 

<p>Le Figaro Santé (Aude Rambaud) 12/10/2014 - Gènéthique</p>

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