Comment couvrir le risque médical ?

Publié le : 8 octobre 2003

Le Figaro revient dans son édition du jour sur les menaces qui planent sur les médecins en matière d’assurance médicale. Sous l’effet de l’arrêt Perruche, les procès intentés aux médecins se sont multipliés.

 

Face à l’envolée des plaintes des patients et à l’inflation du montant des indemnités, les compagnies d’assurance refusent de couvrir les praticiens ou augmentent de façon considérable les primes. Ainsi les primes des gynécologues obstétriciens et des chirurgiens sont-elles passées de 2000 – 3000 euros à 15000 euros par an. Les médecins jugent ces hausses de tarifs démesurées.

 

En 2003 les pouvoirs publics ont volé à leur secours en créant un fonds de garantie temporaire. Pour 2004, le Bureau central de tarification sera chargé de prendre le relais mais un dispositif viable sur la durée devra être trouvé.

 

Dans son éditorial, Yves Thérard explique que ce problème va au delà des considérations financières : « au rythme où vont les procès, tous [les médecins] seront bientôt pris pour des meurtriers en puissance ». Ainsi s’éloigne la relation traditionnelle du patient et du médecin basée sur la confiance dans le « médecin sauveur ». « Jadis, on les remerciait quand ils réussissaient à guérir. Va t-on aujourd’hui les condamner parce qu’ils ne détiennent pas l’introuvable secret de l’immortalité » conclut Yves Thérard.

 

Jacques Chirac vient donc de demander à Jean-François Mattéi de légiférer pour lutter contre la « judiciarisation croissante » qui affecte les professions médicales.

 

Lire en ligne le dossier sur l’affaire Perruche

<p>Le Figaro (Yves Thérard - Armelle Bohiseust - Claire Bommelaer) 08/10/03</p>

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