Benoît XVI : syndrome post-abortif et sang de cordon

Publié le : 1 mars 2011

Le Pape Benoît XVI a reçu les membres de la XVII° Assemblée plénière de l’Académie pour la Vie samedi 26 février 2011, pour débattre sur les banques de sang de cordon et le traumatisme post-avortement. "En commentant ces deux thèmes, Benoît XVI est allé au cœur des questions en rappelant la présence et le rôle de la conscience", a indiqué Gian Maria Vian, directeur de l’Osservatore Romano.

Dans son discours, le Pape a en effet rappelé que "le thème du syndrome post-abortif, c’est-à-dire le grave malaise psychique dont font souvent l’expérience les femmes qui ont eu recours à un avortement volontaire, révèle la voix irrépressible de la conscience morale, et la très grave blessure qu’elle subit à chaque fois que l’action humaine trahit la vocation innée au bien de l’être humain, dont elle témoigne". Il a précisé que, contrairement à ce qu’avancent les détracteurs de la conscience, celle-ci n’est pas le "résultat de conditionnements extérieurs ou un phénomène purement émotif" : "Il est important de répéter que la qualité morale de l’agir humain n’est pas une valeur extrinsèque ou optionnelle et n’est pas même une prérogative des chrétiens ou des croyants, mais est commune aux êtres humains".

Il a donc appelé les médecins, et la société tout entière, à "défendre contre la tromperie" non seulement "la conscience de nombreuses femmes qui pensent trouver dans l’avortement la solution à des difficultés familiales, économiques, sociales ou à des problèmes de santé de leur enfant", mais aussi celle des hommes qui souvent laissent seules les femmes enceintes. "Sur un fond culturel caractérisé par l’éclipse du sens de la vie, où s’est beaucoup atténuée la perception commune de la gravité morale de l’avortement, et d’autres formes d’attentats contre la vie humaine, il faut aux médecins une force spéciale pour continuer à affirmer que l’avortement ne résout rien, mais tue l’enfant, détruit la femme et aveugle la conscience du père de l’enfant, en ruinant, souvent, la vie de la famille", a déclaré Benoît XVI.

Lors des discussions de l’Académie Pontificale pour la Vie, le Dr Carlo Bellieni, néonatologiste de Sienne, a expliqué que, dans la réflexion sur le syndrome post-abortif, il ne s’agissait pas de défendre ou le fœtus ou la femme : "L’Eglise a le souci du sort des deux".

Le Pape a également encouragé le don de sang de cordon ombilical et la recherche sur les cellules souches qu’il contient : "Il s’agit d’applications cliniques importantes et de recherches cliniques prometteuses sur le plan scientifique mais dont la réalisation dépend de la générosité au moment de l’accouchement et de l’adéquation des structures". "La recherche médico-scientifique est une valeur et donc un devoir non seulement pour les chercheurs mais pour toute la communauté civile", a-t-il rappelé avant d’inviter les institutions à "promouvoir des recherches valides sur le plan éthique". Il a mis en garde contre le développement de banques privées pour la conservation de sang de cordon à usage personnel exclusif, précisant que "cette option- non seulement est dépourvue d’une réelle supériorité scientifique par rapport au don de cordon, mais elle affaiblit l’esprit de solidarité authentique qui doit constamment animer la recherche de ce bien commun auquel tendent, en dernière analyse, la science et la recherche médicale".

La Croix 28/02/11 – Zenit 24/02/11 - 27/02/11 – 28/02/11 – Le Figaro.fr 26/02/11

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