200 associations écrivent au président Ukrainien pour lui demander de bannir l’industrie de la Gestation par autrui de son pays

Publié le : 4 juin 2020

Le 3 juin dernier, 200 associations militantes pour les droits des femmes ont adressé une lettre au président Ukrainien pour lui demander « de bannir toutes les formes de commerce d’enfants et de femmes de l’industrie de la maternité de substitution en Ukraine ».

 

Choquées par les images transmises par les médias présentant des nouveau-nés de l’une des plus grandes cliniques de fertilité d’Ukraine pleurants, sans prise en charge « en raison de la fermeture des frontières du pays pendant la pandémie COVID-19 » (cf. Après l’Ukraine, la Géorgie. Des dizaines de bébés nés par GPA en attente. et Bébés bloqués en Ukraine : pas à cause de la Covid-19 mais de la GPA ), elles rappellent à l’Ukraine ses obligations vis-à-vis des « conventions internationales sur les droits des enfants et des femmes ». Elles exigent « la fermeture immédiate du tourisme de reproduction et l’interdiction de toute forme de commerce des enfants et des femmes ».

 

Les associations signataires rappellent que :

  • « Le rapporteur spécial des Nations unies a reconnu la maternité de substitution comme étant la vente d’enfants telle que définie dans le protocole additionnel à la Convention relative aux droits de l’enfant ».
  • Le Parlement européen a condamné la pratique de la maternité de substitution « qui porte atteinte à la dignité humaine de la femme puisque son corps et ses fonctions reproductives sont utilisés comme une marchandise ». Ce même parlement considère que « la pratique de la maternité de substitution gestationnelle qui implique l’exploitation reproductive et l’utilisation du corps humain à des fins financières ou autres, en particulier dans le cas des femmes vulnérables des pays en développement, doit être interdite et traitée d’urgence dans les instruments relatifs aux droits de l’homme ».

 

Les signataires considèrent que les « lois permissives de l’Ukraine sur la maternité de substitution et l’absence de contrôles publics adéquats sur cette activité » sont à l’origine d’une crise majeure qui appelle « une réglementation du marché visant à interdire toute forme de commerce des enfants et des femmes pour les services de reproduction ».

 

Pour aller plus loin :

France 5 : « PMA-GPA, les enfants ont la parole », une parole libérée ?

Après l’Ukraine, la Géorgie. Des dizaines de bébés nés par GPA en attente.

Un couple saisit le tribunal administratif pour aller chercher en Ukraine un « bébé GPA »

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