Vers le déclin des populations dans les pays développés ?

Publié le : 9 novembre 2018

Un nouveau rapport publié dans le Lancet s’alarme de la diminution considérable du taux de fécondité dans le monde. Près de la moitié des pays se trouvent désormais confrontés à un effondrement des naissances, qui sont en nombre insuffisant pour maintenir la taille de leur population[1]. Ils vont devoir se confronter à une nouvelle réalité : « plus de grands-parents que de petits-enfants ». Pour les auteurs, la conclusion que la population de la moitié des pays du monde soit en déclin ou sur le point de l’être est une « énorme surprise ».

 

Alors qu’en 1950, les femmes avaient en moyenne 4,7 enfants au cours de leur vie, en 2017 ce taux est divisé par deux, passant à 2,4 enfants par femme. Ces taux masquent toutefois d’importantes variations entre les pays : au Niger en 2017, le taux de fécondité est de 7,1 enfants par femme, tandis qu’à Chypre, il atteint difficilement 1 enfant par femme. De façon générale, les pays les plus développés affichent un taux de fécondité inférieur.

 

La baisse du taux de fécondité n’est pas due à la baisse de la fertilité. Trois grands facteurs en sont responsables : la baisse de la mortalité infantile, l’accès à la contraception et le nombre croissant de femmes ayant une activité professionnelle.

 

Le rapport pointe deux solutions pour ces pays : accroitre l’immigration et encourager les femmes à avoir davantage d’enfants.

 

 


[1] Lorsque le taux de fécondité moyen d’un pays passe au-dessous de 2,1 environ, la population commence à diminuer. Au début de l’étude, en 1950, aucun pays n’était dans ce cas. Le taux de mortalité et la migration sont aussi à prendre en compte.

<p>BBC (9/11/2018)</p>

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