Test controversé sur la qualité des embryons

Publié le : 2 juillet 2009

Lors du congrès de l‘European Sociéty of Human Reproduction and Embryology qui s’est déroulé à Amsterdam, une équipe de chercheurs anglais a présenté une méthode utilisée avec succès pour évaluer la qualité d’un œuf fertilisé avant une fécondation in vitro.

Une clinique anglaise doit inaugurer cette méthode à l’automne. Les études préliminaires réalisées aux Etats-Unis estiment que cette nouvelle technologie devrait permettre d’atteindre un taux de succès de grossesse après fécondation in vitro de 80%, soit le double du taux actuel en Grande-Bretagne. 90 femmes devraient participer à cette expérimentation.

Le test consiste en une nouvelle procédure permettant de détecter les anomalies chromosomiques appelées aneuploïdies, qui sont une des causes courantes de l’infertilité, avant que l’embryon ne soit implanté. On appelle "aneuploïdie" la présence d’un nombre anormal de chromosomes chez l’embryon (trop ou trop peu). L’ hybridation génomique comparative (CGH) –nom de cette nouvelle technologie – serait plus fiable que les tests actuellement utilisés dans la mesure où il permet l’examen de 23 paires de chromosomes (pour 10 jusqu’à présent). L’examen s’effectue sur le blastocyste à l’état de 100 ou 150 cellules, congelé grâce à une nouvelle méthode – la vitrification – qui rend plus aisée la décongélation au moment du transfert dans l’utérus maternel.

L’essai a été annoncé alors même que la European Society of Human Reproduction and Embryology annonçait son propre plan de développement d’un nouveau test de qualité embryonnaire.

A noter que le test britannique reste évidemment controversé sur le plan éthique mais aussi sur le plan scientifique. Pour le Dr Wells, du Reprogenetics United Kingdom laboratory à Oxford, qui mène l’étude avec Kamal Ahuja, de la London Women’s Clinic, "la controverse ne se situe pas tant au niveau de la théorie que par rapport au manque de preuves provenant d’essais robustes permettant d’affirmer que cette technologie puisse permettre une réussite accrue de la fécondation in vitro. C’est ce que nous espérons fournir avec cette étude."

Times (Mark Henderson) 29/06/09 - Le Quotidien du Médecin (Dr Béatrice Vuaille) 02/07/0

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