Sédation, traitement de la douleur, clause de conscience, directives anticipées au programme de la mission sur la fin de vie

Publié le : 17 octobre 2014

Ce mercredi 15 octobre, la mission sur la fin de vie, menée par les députés Jean Leonetti et Alain Claeys, a poursuivi ses auditions (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 2 octobre 2014) avec le conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), l’Académie de médecine et François Goldwasser, chef de cancérologie de l’hôpital Cochin (Paris). Plusieurs thèmes sensibles ont été abordés.

 

Directives anticipées.Tout en se disant favorable à l’idée sur laquelle  la mission parlementaire réfléchit, à savoir rendre les directives anticipées « opposables » ou « contraignantes« , François Goldwasser s’est montré moins favorable à une autre idée envisagée par la mission : l’instauration d’un « droit, pour le patient dont le pronostic vital est engagé à court terme et qui souffre de syndromes réfractaires, d’exiger du médecin une sédation profonde et continue jusqu’à sa mort » précise le quotidien La Croix. Car si l’intention est de soulager le patient, le risque est « d’accélérer la survenue de sa mort« . Pour l’Académie de médecine, favorable à l’opposabilité des directives anticipée, toute personnes entrant en EHPAD devrait être incitée à rédiger de telle directives « pour éviter des transferts inutiles et douloureux à l’hôpital« . 

 

La sédation profonde, une réponse à la souffrance? Non, pour François Goldwasser : « Envisager la sédation terminale comme une réponse à la souffrance est à mon avis une erreur. Aujourd’hui, on a des thérapeutiques très puissantes qui permettent de soulager la quasi-intégralité des souffrances. » Réagissant à ce point de vue, Jean Leonetti précise que 30 à 40% des gens mourraient souffrant. Mais pour F. Goldwasser, « Ce n’est pas par manque de solutions mais par manque de connaissances et de formation des soignants« .

 

Clause de conscience. Sur la sédation profonde, le CNOM considère que si elle était autorisée, « elle devait s’accompagner dune ‘clause de conscience’  » pour le médecin, dans le cas où ce dernier ne voudrait pas la pratiquer. Mais pour Jean Leonetti, la sédation ne serait pas une mauvaise pratique, elle serait un moyen de « soulager le patient« . L’Académie de médecine, favorable à la sédation terminale, a quant à elle insisté sur la question de la formation des médecins en plaidant pour que les étudiants en médecins aient un stage obligatoire en soins palliatifs. 

<p>La Croix (Flore Thomasset) 16/10/2014</p>

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